Dans plusieurs marches de Yaoundé, le constat est clair: le retour à la normale se fait attendre. Une situation qui affecte les étudiants, contraints d’adapter leurs habitudes de consommation face à des ressources limitées.
Fruits et légumes frais au marché Mvog-Mbi, Yaoundé
Tomate, oignon, huile de palme, poisson et viande… les prix de ces produits grimpent en flèche. Depuis plusieurs mois, les consommateurs peinent à remplir leur panier. Au marché Acacia, les vendeurs constatent cette hausse.
« Les prix ont augmenté ces derniers temps. La tomate et l’oignon coûtent plus cher à cause des difficultés d’approvisionnement », explique Roger, vendeur.
Du côté des campus, la situation est tout aussi préoccupante. Beaucoup d’étudiants peinent désormais à subvenir à leurs besoins alimentaires.
« Avec l’argent que j’ai, je ne peux plus acheter comme avant. Je réduis surtout le poisson et la viande », confie Clarisse, étudiante à Ngoa-Ekellé.
Face à cette situation, les jeunes universitaires privilégient des produits moins coûteux. Les produits moins coûteux sont privilégiés, les quantités consommées sont réduites. Les associations de consommateurs appellent à une régulation plus stricte des prix et à des mesures concrètes pour protéger le pouvoir d’achat. Elles dénoncent les spéculations et les marges jugées excessives dans certains circuits de distribution. Pour ces organisations, le renforcement des contrôles sur les marchés et la transparence dans la fixation des prix constituent des priorités. Elles recommandent également la mise en place de mécanismes de plafonnement sur certains produits de première nécessité, afin de limiter les abus.
« Il est urgent que les autorités intensifient les descentes sur le terrain et sanctionnent les pratiques illégales », souligne un responsable d’association de défense des consommateurs.
En parallèle, ces structures encouragent les citoyens à signaler les cas de hausse abusive et à privilégier les circuits d’approvisionnement locaux, afin de réduire la dépendance aux produits importés et stabiliser les prix.
L’attente de trop
Malgré les mesures de surveillance mises en place par le gouvernement, les prix restent instables. Une réalité qui suscite des perceptions variées selon les individus. Beaucoup se demandent combien de temps ils pourront encore faire face à cette vie chère. Cette réalité suscite des réactions variées selon les consommateurs. Entre résignation et espoir d’un retour à la normale, beaucoup se demandent combien de temps ils pourront encore faire face à cette vie chère, qui pèse chaque jour davantage sur leur quotidien.
Face à cette situation, les perceptions peuvent varier d’un étudiant à un autre. Nous vous invitons à donner votre avis à travers ce sondage.



Un commentaire
Good job